Jean-Louis STUTTER
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 J ean Louis STUTTER est né à Morcenx dans les Landes le 20 janvier 1929.

 Le dessin, très vite, devient une seconde nature; il reproduit tout ce qui se passe devant  ses yeux, cartes postales, affiches publicitaires et bien sûr, des paysages, le tout à l'aide  de craies et de crayons de couleur, seules armes à l'époque, tolérées aux enfants de dix  ans.
 E
n 1948, à dix neuf ans, la passion devenant trop forte, il oublie les cours de  comptabilité pour fréquenter à l'insu de ses parents, les Beaux- Arts de Bordeaux.
 S uivront des années de rêve et d'espoirs mais aussi de perfectionnement dans la  peinture et la gravure sous la direction de François Maurice ROGANEAU, jusqu'en  1952.
 Q
uelques expositions à Bordeaux, Royan, La Rochelle , essentiellement de peintures à  l'huile et d'aquarelle confirment ses choix picturaux.
 L
es années soixante sont incontestablement celles de la maturité.Il s'éloigne d'un  classicisme rigoureux pour trouver une forte personnalité. C ieux tourmentés ou  paysages lumineux, effets de pluie ou de neige, portraits, nus, natures mortes, sa  peinture, sans conteste, le rapproche de l'impressionnisme et de son maître Claude MONET.
L e Port de Bordeaux peint en 1963 obtiendra le Prix du salon des Artistes Français, la même année.
S ensible à toutes les techniques, il sillonne sans trêve la région Aquitaine et les Pyrénées mais aussi l'Espagne, recherchant la lumière d'un après midi d'été ou celle d'un matin d'hiver, un coucher de soleil ou une brume d'automne.
P lanter son chevalet au bord du chemin, travailler la construction du dessin et puis très vite, mélanger les couleurs au moment crucial pour les étaler sur la toile à la recherche de la parfaite fusion du réel et de l'imagination. Pour lui, l'atelier est la construction, la nature, l'émotion intacte.
L es années quatre-vingt annoncent un changement dans la palette de l'artiste. Débarrassé de ses problèmes visuels, des couleurs plus vives apparaissent alors de temps à autre mais toujours imprégnées d'une certaine nostalgie rêveuse, presque mystique avec le souci permanent de peindre son temps.
Q uelques expositions feront date à Mont de Marsan , Talence, Mérignac, Bordeaux et La Baule ou il obtient le Grand Prix de la Ville pour le Marché de Sainte Foy la Grande peint en 1977.
U n hommage lui sera rendu en janvier 1999 à l'occasion de ses soixante dix ans et de ses cinquante ans de peinture, à la Halle des Chartrons de Bordeaux.
En janvier 2006 une exposition était organisée par la ville de Talence au Forum des Arts et de la Culture.

P endant vingt cinq ans, il saura partager son immense savoir et sa rigueur artistique au sein de la Société Arts Talence Aquitaine dont il était le président.
L e 13 mai 2000, Jean Louis STUTTER a posé définitivement ses pinceaux et ses tubes de couleurs.
I l reste au travers de son œuvre, un artiste d'une très grande modestie et un homme d'une très grande générosité.